Voici pour scribouillard la petite histoire de Mont-Tremblant

Un rendez-vous avec l’histoire

Bien avant que les Européens ne s’emparent du continent au 17e siècle, les Amérindiens occupaient la région de la Montagne Tremblante depuis plus de quatre mille ans. Au cours du 18e siècle, les trappeurs et les “coureurs des bois” sillonnent les lacs et les rivières, en quête de belles fourrures troquées aux Amérindiens contre des pacotilles. Au début du 19e siècle, les compagnies forestières découvrent l’immense richesse des montagnes environnantes. Les énormes pins, plusieurs fois centenaires seront exportés à prix d’or, d’abord vers l’Angleterre pour combler les besoins de la marine britannique, ensuite vers les États-Unis pour assurer l’expansion rapide des villes de Boston et de New York. Les papetières américaines viendront s’y approvisionner à leur tour jusqu’en 1930.

La colonisation

À partir de 1850, un nombre sans cesse croissant d’immigrants irlandais et écossais remontent la Rivière Rouge depuis la Rivière Outaouais, pour s’installer dans le canton d’Arundel et jusqu’au pied du mont Tremblant. Cherchant à contrecarrer la “menace grandissante de ces Anglo-Saxons protestants…” et à colmater la “grande hémorragie” des familles québécoises francophones vers les filatures de la Nouvelle-Angleterre, le fougueux et visionnaire Antoine Labelle, curé de Saint-Jérôme, entreprend la colonisation massive des terrres du Nord qu’il révait peuplées de Canadiens français catholiques jusqu’au… Manitoba!. Entre 1872 et 1890, de Sainte-Agathe à Mont-Laurier, le curé Labelle ouvre 29 cantons et 20 paroisses dont celles de Saint-Jovite et de Saint-Faustin en 1879. Au total, plus de cinq mille colons francophones s’établiront le long des vallées de la Diable, de la Rouge, de la Kiamika et de la Lièvre. Séparés de leur famille huit mois durant, ces valeureux pionniers assureront leur survie et celle de leur progéniture grâce à la coupe du bois en hiver et la drave au printemps à raison de quelques sous par jour.

Le P’tit train du Nord

Faute de chemins carrossables, seule une ligne de chemin de fer à partir de Montréal pouvait sortir ces nouvelles communautés de l’isolement et leur assurer un avenir économique. Qui plus est, le curé Labelle était passionnément convaincu que le train permettrait le développement touristique de la région pour le bénéfice des gens de la “grande ville”. Ses intenses pressions auprès des politiciens de Québec et d’Ottawa auront éventuellement gain de cause. En attendant, les pauvres colons devront s’armer de patience. Ce n’est qu’en décembre 1892 que les habitants de Saint-Jovite entendront siffler pour la première fois la locomotive du P’tit train du Nord !

 

La vision prend racine

Au début du 20e siècle, la villégiature estivale prend résolument son envol dans la région de Mont-Tremblant. Maisons de pension, auberges et hôtels se multiplient dans les villages et autour des lacs avoisinants. L’abondance de la faune, l’air pur des montagnes et la beauté exceptionnelle du paysage font progressivement la conquête des Montréalais, des Américains et même des Européens fortunés.

Fondé en 1907 par la famille Wheeler qui avait émigré des États-Unis en 1894, le Gray Rocks Inn s’impose très tôt comme un chef de file de l’industrie touristique dans les Laurentides, voire au Canada. Comptant parmi les premiers hôtels de villégiature à accueillir les touristes douze mois par année, l’établissement innove en offrant des forfaits bien garnis d’activités sportives au gré des quatre saisons. La formule club-vacances est née !

 

1924 : Le Gray Rocks Air Service (qui deviendra plus tard la Wheeler Air Line) se fait octroyer le premier permis d’aviation commerciale au Canada. L’entreprise, qui opère à deux pas de l’hôtel familial, propose des excursions de chasse et de pêche dans les territoires reculés du Nord. Nouvelle naissance, celle de l’aviation de brousse !

 

Le Gray Rocks sera longtemps le point de ralliement des “mordus du ski”. Durant les années vingt et trente, le P’tit train du Nord transporte chaque fin de semaine une cavalcade de joyeux lurons en quête d’aventure. Accompagnés du légendaire “Jackrabbit” Johannsen, les casse-cou du club de ski Red Birds de Montréal partent de bon matin à ski de fond, escaladent le mont Tremblant jusqu’au sommet pour en redescendre à tombeau ouvert à travers la forêt !

 

En 1936, Joe Ryan, jeune et excentrique millionnaire américain, est conquis par la beauté grandiose du paysage au sommet du mont Tremblant. Il promet d’y construire “le plus grand centre de ski de l’Est”. Trois ans plus tard, grâce à l’appui politique du curé Deslauriers et au talent des travailleurs des villages avoisinants, son rêve devient réalité. Joe Ryan et sa femme Mary inaugurent le Mont Tremblant Lodge. La station de ski est un succès instantané, particulièrement auprès de la haute société américaine.

 

Au cours des années 50, économie d’après-guerre oblige, l’augmentation du niveau de vie, l’automobile et la démocratisation du loisir permettent à la région de Mont-Tremblant et à l’ensemble des Laurentides de se proclamer le terrain de jeu par excellence des résidents de Montréal et des environs.

 

1991 : un vent de changement souffle sur la région ! Les investissements massifs consentis par la société Intrawest propulsent le centre de villégiature de manière éclatante dans le 21e siècle.

 

L’intuition et la vision du curé Labelle et de Joe Ryan auront porté fruits : Mont-Tremblant est aujourd’hui, sans contredit, l’une des meilleures destinations de loisirs au monde.

 

Voici un peu de culture québecoise pour vous  fleurs blogueuse et toi le Scribouillard

10 Réponses to “Voici pour scribouillard la petite histoire de Mont-Tremblant”

  1. joyce Says:

    hé ben dis donc , quel cours!!c’est presque pas normal de ne pas connaitre le mont tremblant , surtout si c’est un site extement connu…bon ben maintenant on connait , les explications sont claires et historiques.
    c’est quoi “draver”??

  2. loupdeville Says:

    Joyce…drave c’est une méthode ancienne de transport du bois par flottaison sur la rivière qui par le courant amene le billots de bois au moulin à scie et ceux qui faisait ce métier était des draveurs métier disparus aujourd’hui.

  3. Majolo Says:

    P’tit Loup tu n’habites pas à Québec mais à Montréal????

  4. LoupDeVille Says:

    Oui majolo j’habite à montréal et j’en suis fier…mais je suis quebecois quand même car j’habite au Québec la province

  5. joyce Says:

    et le scrib qui vient pas , mais dépêches toi scribouillard , viens cet article s’auto détruira dans deux heures , rolala…a quoi ça sert que le loup il se décarcasse???

  6. LoupDeVille Says:

    Joyce mais c’est pour vous aussi mes fleurs blogeuses aussi et surtout, j’aime fouiner pour trouver des infos, je savais des éléments sur ce lieux mais de fouiller pour vous j’en ai appris aussi….

  7. Majolo Says:

    P’tit Loup, c’est au travers des noms que tu m’as donné que je suis arrivée à Montréal, je continue mes recherches l’article sera pour la semaine prochaine;) bisous

  8. LoupDeVille Says:

    Majolo ce n’est pas une course ce n’est pas le tour de france lollll mais en bonne journaliste tu aimes les deadlines c’est comme motivant.

  9. Scribouillard Says:

    Des photos ! Des Photos !
    Eh Le Loup, tu n’as pas pu prendre de photos, tu tremblais trop ou tu en craquais de plaisir ?

  10. Scribouillard Says:

    Ce message…du moins si elle l’accepte…est pour MIJOLE ! Si tu trouves une ville qui se nomme Québec…pour une itinérante…tout le monde sait qu’il s’agit d’une …rivière…waf waf waf
    je suis trop nul…mais il n’y a pas que moi …Québec ou Montréal ? AAAHHHH ! Mijole, j’ai bien ris.
    Mais pourquoi je ris ? je ne m’en rappelle déjà plus…Il faut que j’arrête “le jaune”…Hips…warf warf warf

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