vieux chapeau de feutre
Dans le bazar, de cette foire commerciale, un vieux chapeau de feutre m’a salué, mais bien sûr, pas en mots, mais c’est en images, qu’il a su me raconter.
Il m’a parlé de sa vie et de la manufacture où il fut crée, voilà bien des années.
- C’est dans cette fabrique empoussiérée, sous les coutures d’une machine overlock, ainsi que sous les doigts de fée d’une employée habile, lissant de ses douces mains, chacune de mes fibres, que je fus jeté une fois terminé, sur un tas de mes semblables, qui comme moi, quitteraient bientôt ce lieu, empaquetés individuellement dans une jolie boite à chapeau cartonnée, munie de jolies couleurs et d’une dorure synthétique tape à l’œil.
- Le transport dura, le temps d’une longue nuit interminable; alors que je sentais mon enveloppe cartonnée se faire bouger et déposer ici et là, plus ou moins durement. Puis ce fut ce magasin, où un grand achalandage de messieurs de toutes classes sociales sont venus tour à tour m’essayer en m’aplatissant le centre, pour me faire un petit vallon central, mon quinte de petites plumes multicolores rattachées par leur base et fixées sur mon coté droit, me donnaient fier allure.
- Ce fut un médecin, homme dans la cinquantaine, qui fut le premier client essayeur; il se mira dans la glace, fier comme un paon, mais il le fit avec classe et bon goût. Il me reposa sur le présentoir et choisit un de mes frères, un autre des chapeaux voisins, mais de couleur crème. Ce dernier s’avéra trop petit, et après quelques quatre autres essais infructueux, il revint vers moi, comme on revient à un premier amour. Tout heureux, il sortit son portefeuille et aligna le montant pour m’acquérir, dix dollars. Il paya et sorti tout heureux de son nouveau couvre-chef. À chacune des occasions qu’il avait de voir son image reflétée, il me regardait, il nous regardait, bombant le torse comme un paon fier. Il se tenait la tête bien haute et un immense sourire naissait à chaque regard complaisant de toutes les personnes de la gente féminine qui insistaient un peu trop du regard, ou même, qui se mettaient à l’examiner sans discrétion, lui et sa nouvelle acquisition.
- De retour à son bureau, le couvre-chef allait y être exposé au grand jour, durant tout le temps où Monsieur le Docteur était en consultation. Même le fils du docteur en catimini, essaya la coiffure de feutre de son paternel. Ce dernier, appelé en urgence, eu un large sourire, car il ne croyait pas susciter autant de convoitise, même de son jeune fils.
- La patiente chez qui il devait se rendre, était une femme enceinte qui avait perdu ses eaux, l’aboutissement de la mise au monde de ce cher enfant. Durant la mise au monde proprement dite, elle accrocha le galurin qui tomba au sol, mais sur son sommet. Elle s’accrocha vivement au docteur avant de retomber, lui, se plaçant en position pour recevoir l’enfant, s’aperçu que le cordon était presque autour du cou du nouveau né. Mais son expérience permit à l’accouchement de bien se dérouler…
En cette fin glorieuse des années 80, le grand chercheur portait fièrement dans les grandes occasions, son couvre-chef porte-bonheur, on le disait indémodable avec ses petits ajouts de plumes et le ruban, qui lui donnaient alors, un port de tête des plus présentables. C’est ce même chapeau, que son père, médecin émérite, a porté pendant plus de 20 ans.
Comme ce chapeau seyait bien avec son costume du même ton, à l’occasion de son vingt cinquième anniversaire de mariage, donnant alors cette touche d’élégance que le jubilaire arborait fièrement en regardant à la ronde, au bras de sa compagne de toujours, pour recevoir son prix.
En 2007 sur une artère de Montréal ce jeune adolescent s’écria en voyant ce bijou devant ses amis:
- Wow ! Un chapeau pareil comme mon père avait.
Et c’est là en silence que le couvre-chef cria si fort…
- MAIS C’EST MOI… MAIS C’EST MOI qui était son plus bel accessoire lors de grands événements.
Et de l’autre coté de la rue, un humble loup, modèle unique deville comme ce splendide objet tout aussi unique, se devait de vous raconter cette histoire afin que vous regardiez certains vêtements que vous possédez, comme s’ils avaient aussi leur histoire.
LoupDeVille qui continue de parcourir sa ville, son île, pour vous amener vers des récits de vie touchants.
juin 15th, 2008 at 6:44
et toutes ces choses sans vie chantent à nos sens une clarté
bizoux mon loup tout doux
à bientot
juin 15th, 2008 at 9:09
c’est superbe ce texte loup, écrire autour d’une sublime chapeau , depuis sa fabrication par des petites mains jusqu’au port sur la tête d’un homme , jusqu’à sa grande symbolique autour d’un évenement , c’est fabuleux … j’adore ce texte et puis cet accouchement à la fin , je lis vois et entends toujours parler des accouchements avec un émotion non contenue , je t’embrasse loup
juin 15th, 2008 at 16:47
Commentaire en rafale à Melody( dodoridouce)et Joyce(ma gentille taxi des lettres) mes douces amies, souvent des objets d’utilités et des vêtements ou autre, ont des histoires, parce qu’il vivent sur et avec nous, ils sont des partenaires silencieux de nos bons et mauvais moments… Joyce! un accouchement, c’est le plus belle choses sur terre; car c’est la vie hors utérus qui commence, un combat pour vivre ou survivre, d’aimer et de laisser sa trace, dans cet univers quelques fois hostiles, mais par l’amour et tendresse, l’homme (genre humain) saura triomphé au delà des mépris, des méchancetés. Il faut savoir ” Aimer ” c’est la clé d’un relatif succès.
LoupDeVille qui crie au dela des océans ( JE VOUS AIMES )
LoupDeVIlle
juin 16th, 2008 at 5:55
je profite d’un moment de calme au boulot pour venir te lire . modéle unique de LoupDeVille , un Loupchouchou qui se ballade sur les mots et les chapeaux….bisous tout doux dans ton cou de loup
juin 16th, 2008 at 6:32
Cath jamais tu ne sera une ” EX ”
Tu es une numéro 1 et mon amie précieuse
Bisous tout doux de Loup modèle unique de ville 
juin 16th, 2008 at 15:11
loup ,
je t’ai entendu ,
je te jure ,
tu n’imagines pas le bruit que tu fais quand tu nous dis JE T’AIMMMMMMMMMMMMMME , tes mots ont ricoché sur les océans pour arriver portés par la brise légère de ce mois de juin , merci loup , je t’aime aussi , biz
juin 16th, 2008 at 16:54
Joyce merci pour ton élan amical très tendre. bisous bisous
juin 17th, 2008 at 14:09
magnifique ce texte , j’ai adoréééééééééé
bravo
juin 18th, 2008 at 0:54
Merci Louve pour ton appréciation de mon humble récit.
juin 19th, 2008 at 6:35
Cela fait 3 fois que je laisse un message et qu’il n’apparaît pas !
Dis-donc Monsieur Chapeau, il y a un prob avec ton blog ?????
Monsieur chapeau…hi hi hi
juin 19th, 2008 at 6:36
Très joli texte, monsieur Chapeau !!!!
juin 19th, 2008 at 10:36
Scrib c etait la premiere fois que tu m’envoyais un commentaire par cet adresse email alors tu as tombé dans la liste “en attente de modération”
juin 20th, 2008 at 13:41
moi…modéré ?
ce n’est pas de moi que tu parles ?????
Modéré ?
méchant loup…Ôh le méchant loup….
juin 20th, 2008 at 15:27
scrib-rusbee
c’est pour éviter le spam dans les commentaires et puis le prochain émail comme celui que tu viens de m’envoyer par ce même courriel d’ailleurs n’a pas été dans ” le dossier en attentes”
juin 21st, 2008 at 11:16
Ben voilà !
Bravo Monsieur Chapeau !
hi hi hi Bon W-E !
juin 24th, 2008 at 18:13
Loup..; ton style d’écriture à beaucoup changé… c’est vraiment bien, Bravo tu as un Maître bienveillant….Bisous Bisous…..
juin 24th, 2008 at 19:23
Merci mon amie Cathouminou, je ne me suis trouver qu’un correcteur bienviellant en fait c’est une équipe de 3 une trinité bien spéciale du plateau mt-royal ici à montréal c’est un gentleman et sa trinité et un grand penseur aussi joreal pour ne pas le nommer.
Bisous Bisous mon amie précieuse je pense à toi souvent