5 août 2008

juillet et août, moi en émoi

Classé dans : Composition personnelle — Lou P. DeVille @ 18:04

Juillet écoulé

Août que j’avais hâte de voir arriver

J’ai hâte de le voir se terminer

Que la chute aura cesser

Que le présent sera enfin éclairer

Que la noirceur se soit effacer

Comme bien de kilobytes de texte sur ce blogue j’ai du enlever

17 juillet 2008

Le danseur Bizarre…..

Classé dans : Récit de randonnée du promeneur — Lou P. DeVille @ 10:36

Je revenais vers chez moi. En bas sur le grand boulevard, dans une place publique, il y avait un bizarre de danseur qui faisait un break-dance à la Michael Jackson etc… et il poussait des petit cris de plaisir:

 

- OU!!!!!!! Yeahhhhhhh !!!!

 

Un peu au nord de cette place, se trouve une série de condos…. l’un des proprios de crier par sa porte patio… ”TA GUEULE ” connard, on ne peut plus manger en paix chez nous maintenant. Le danseur sourd aux revendications légitimes, continua son ballet ridicule (il dansait fort mal à mon humble avis), en plus d’exhiber ce corps, qui était loin d’être athlétique, étant plutôt adipeux. Avec toute cette graisse qui ballottait à chaque mouvement de danse, c’était pathétique.

La force constabulaire, sûrement à la suite d’une plainte d’un des propriétaires de condos, arriva dans un véhicule qui se stationna au abord du parc. Les policiers s’approchèrent de ce pauvre sire, ce danseur torse nu, qui les aperçu avec leur chemise d’uniforme sous un gilet pare-balle. Il leur cria:

- Avec vos chemises, vous allez avoir chaud pour danser. Ôter ça, dans 2 minutes « ma » avoir fini mon 2ième numéro, ça va être à votre tour un peu… « m’a » me reposer, après on fera un trio nous trois.

L’un des policiers le somma de circuler, mais le danseur dit :

- Aie ! Je pars pas, j’ai pas fini mon show et je veux pas décevoir mon public. Écoute, « chu » connu mondialement « moé ».

 

Le policier lui répéta son laïus… ” si tu circules pas, on t’embarque ” il fit la sourde oreille aux propos du policier qui ne renouvellera pas son ordre et se rapprochant du danseur, le mit au sol et lui passa les menottes dans le dos, après une clé de bras en crochet pour le maîtriser. Il fut vite amené à la voiture de patrouille, sous ses cris et ses jérémiades ….

 

- AIE ! MON SHOW EST PAS FINI ! JE PEUX PAS LAISSER « LE MONDE » QUI ONT PAYÉ CHER POUR ME VOIR. MOI, CONNU MONDIALEMENT, AVEC UN SHOW À MOITIÉ FINI.

 

LE POLICIER SARCASTIQUE, DIT :

 

- AHHHH ! C’EST L’ENTRACTE, LE NUMÉRO EST FINI….

 

On n’a pas entendu d’applaudissement, ni de rappel (sarcasmes).

 

 

 

 

10 juillet 2008

Une trempette Loupdevillienne en mer

Classé dans : Récit de randonnée du promeneur — Lou P. DeVille @ 18:00

Une trempette Loupdevillienne en mer

Par ce beau dernier vendredi de mai, un ardent soleil de printemps aidant, le LoupDeVille content, eut un vif désir d’aller prendre un bain dans une mer de gens.

Il savait bien l’heure et le jour pour faire cela, encore bien plus, quand il y a du soleil et en particulier, le soleil de nuit, sous ses rayons de lune ardents.

La vague arrive soudain et le loup trempe sa patte. Rapidement, le ressac de la lumière rouge arrête la vague, qui reprendra sa course, au vert. Le béluga et quelques truites émoustillées, ainsi qu’un gros thon au visage rubicond et à la chevelure rousse, avec un grand sourire ravi en bouche, attendent eux aussi.

Plusieurs cargos et quelques voiliers passaient par là, amenant toute cette agitation; un canot à moteur taxi klaxonna un client. Après la seconde vague, c’est là que le loupdeville sur et dans son bateau-corps, au milieu du tumulte, entendit un son mélodieux, presque magique, une lente et langoureuse mélodie, presque envoûtante… non… envoûtante au centuple. Il lutta fort courageusement pour casser l’enchantement, mais trop peu trop tard.

Il vit alors sur un récif, une vision euphorisante, une sublime sirène avec des yeux du plus pur des bleus, un sourire avec des lèvres parfaites, un visage tout aussi parfait dans ses contours et dans ses lignes. Tout en elle, reflétait la majesté d’un achèvement sans faille. Et le coeur du loup failli, car faible envers la femme. Sa voix lui murmura tant d’amour qu’il en est resté cloué sur place, jusqu’à ce que dans un moulinet des bras ultime pour se dégager, une immense vague, digne du déluge de Noé, vint submerger le loup qui suffoqua presque.

Il se retrouva assis dans son lit, un verre d’eau renversé sur son oreiller et le verre lui-même, parmi les draps. C’est ce verre d’eau, que le loupdeville garde sur la table de chevet toutes les nuits, que j’ai sans doute accroché d’un moulinet de bras tout comme dans le rêve qui me réveilla, quand je m’aspergeai de cette eau contenue dans le verre.

J’ai depuis réessayé de revoir ma sirène mais sans succès. Alors ce récit, c’est une sorte de lettre d’amour à la sirène de mes rêves :-) XXXXXXXXXXX

LoupDeVille ton amoureux sincère :-)

1 juillet 2008

Le BouBou

Classé dans : Les récits de la gare — Lou P. DeVille @ 22:00

 

 

(2008 )

Tenant sa mère par la main, elles étaient assises côte à côte dans l’un des fauteuils placés de coté, mis à leur disposition dans la zone de pré embarquement menant au quai 20, d’où partent les trains pour la Gaspésie et le Nouveau-Brunswick.

La maman, une jeune femme dans le début trentaine, sa chevelure attachée en queue de cheval sortant de sous un ” bandana multicolore”, était accompagnée de sa gamine, une enfant de 4 à 6 ans qu’elle tenait fermement par la main. Cette dernière tentait de faire lâcher prise à sa mère en disant:

- Maman, le boubou faut pas l’oublier !

« Quel Boubou, y’en a pas ma chouette », de dire la mère.

(1948-50)

Fatigué par ma longue journée de travail, mon regard d’employé de gare fut attiré par ce gamin. Il suivait cet homme en complet-cravate qui traînait une valise noire d’allure vieillotte. L’enfant pleurnichait:

- Papa j’ai oublié Boubou au comptoir de la billetterie, il va pleurer si je ne vais pas le chercher là-bas immédiatement.

(2008 )

- Maman ! Oui, tu sais le Boubou, tantôt, quand tu as parlé longtemps avec la madame pour nos billets. Il ne faut pas qu’on le laisse ici à Montréal, Boubou. Si nous on descend à Rimouski, il va être perdu pour toujours sinon, et moi et lui on va avoir beaucoup de peine.

Elles se levèrent pour aller chercher les billets enfin. L’employée leurs fit un signe de la main comme convenu; elles s’approchèrent alors du comptoir. La fillette rieuse et heureuse dit à l’intention de sa mère distraite, trop occupée qu’elle était à converser avec l’employée:

- Tu vois, « y’é » encore là le boubou.

L’enfant prit par le bras son « Boubou », mais il refusait de quitter le meuble, l’autre bras de la peluche ourson semblait retenu par une force invisible. Le garçonnet d’une autre époque (1948-50 ) tentait de son côté de reprendre son « Boubou » en le tirant par l’autre bras. Soudainement, l’ourson lui apparu dans la main et disparu subitement de la vue de la petite.

Moi, « Fin DeLaFaim », employé devenu fantôme des voyageurs heureux, je les vois tous les deux, et même si le gamin souriait d’avoir réussi à récupérer son Boubou, il n’y avait que moi qui parvint à voir cette scène en 2008; je le dis alors à Edgar DeLaGare, spectateur abasourdi par la demi vision de cette scène.

- « Maman, le boubou y’é disparu, parti ! », de pleurnicher l’enfant.

- Oublie Boubou, veux-tu ! On va embarquer, le train c’est bien intéressant tu vas voir !

L’appel du départ se fit dans la salle des pas perdus. Annabelle serra fort la main de sa mère Micheline, fébrile par l’imminence du départ vers la Gaspésie, vers chez son grand-père qu’elle n’a pas vue depuis près de 10 mois.

Tous se mettent à marcher; la lignée avança peu à peu, chacun avec son bagage à main. Annabelle se mit à crier: « YEAH ! Papy on s’en vient maman et moi ! », en oubliant par le fait même sa peine antérieure suite à la disparition de Boubou. Sa mère fut toute heureuse de voir que le centre d’intérêt qui aurait pu lui être problématique, venait de changer, mais elle lui dit tout de même à haute voix:

- Chérie, je sais que tu es très contente d’aller voir Papy, mais s’il te plait, ne crie plus.

- Mais maman, je ne crie pas pour rien, je crie à Papy qu’on s’en vient. On est contentes nous deux d’aller enfin voir Papy André, ça fait trop de dodos qu’on attend. Le jour du départ, on est contentes, non ?

Elle put à peine rester assise quand le train se mit en branle, tant elle fut curieuse de voir tout ces paysages se dérouler sous son regard encore peu habitué au grand voyage en train. Ses souvenirs sont peu nombreux dû à son âge.

Chaque chose nouvelle qu’elle aperçoit par la fenêtre est une fête: la traversée du pont pour la rive sud du fleuve et les premiers animaux dans les champs, des vaches en train de ruminer.

Après la première demi-heure de trajet, elle ne tint déjà plus en place.

- Annabelle tu vas manquer de belles choses si tu quittes ton siège.

- « Maman, j’ai envie d’aller au toilette… » traînée un peu par sa mère, fatiguée d’avoir à maintenir une vigilance toujours aiguisée afin de pas perdre de vue ce petit tourbillon de fillette.

Micheline fit dessiner la petite, et finit par s’assoupir un peu. Ayant terminé quelques minutes plus tard son dessin, l’enfant se dit qu’elle devrait aller montrer son chef-d’œuvre au contrôleur si gentil.

Micheline se réveilla et constata rapidement la disparition d’Annabelle. Un peu inquiète elle se mit rapidement à la recherche de la gamine dans tous les wagons. Elle se dit qu’Annabelle affamée, se serait sans doute rendu au wagon restaurant. Elle qui voyageait en classe économique, traversa dans sa recherche, le compartiment de première classe et celui des compartiments privés et des couchettes et arriva finalement au wagon-restaurant. Elle demanda au serveur s’il avait vu sa fille en exhibant de son portefeuille la photo de l’enfant. Elle n’avait pas encore mis la dite photographie en vue du serveur, qu’une petite voix lui dit par dessus le tumulte des conversations des autres convives attablés:

« Maman tu es réveillée, tu as faim toi aussi, tu es venu manger? », phrases dites avec un grand sourire qui s’estompa très vite lorsque l’enfant s’aperçut du visage inquiet de sa mère. Cette dernière, trop heureuse de la retrouver saine et sauve, en oublia même de la réprimander.

De retour dans leur compartiment, Annabelle fit la connaissance du petit Éric, fils et petit-fils de pêcheurs de crevettes de Matane. Il raconta à sa nouvelle amie, qu’il allait retrouver bientôt son bateau, en fait, sa chaloupe véhicule qu’il aimait tant pour aller seul au large, croyait-il, quand il n’accompagnerait pas son père sur le crevettier, et combien il s’en était ennuyé après une longue visite chez ses grands-parents maternelles à Montréal. Les grands-parents citadins ne parvenaient pas à maintenir captif l’intérêt du petit pêcheur pour la ville, incapable qu’il était, de rester loin de son fleuve et de sa chaloupe chérie.

Les enfants ont socialisé quelques heures, en partageant leurs jouets et en dessinant de grands chefs-d’œuvre enfantins tout le reste du voyage, pendant que leurs mères respectives s’étaient engagées dans des conversations de mamans, heureuses de raconter les exploits et les coups pendables de leur progéniture.

Arrivées enfin à Rimouski, Micheline réunit son bagage à main et celui d’Annabelle qui elle, aurait aimée aller chez Éric et surtout aller faire des randonnées elle aussi, sur le fleuve dans la belle petite chaloupe et peut-être, y pêcher des crevettes. Elle dit candidement qu’elle en ferait acheter à la poissonnerie par sa maman, pour goûter elle aussi, aux crevettes de Matane.

Annabelle rechigna de devoir quitter son nouvel ami de voyage. Elle prit les coordonnées postales d’Éric par les bons soins de sa maman Diane et elle cria à Éric qu’elle lui enverrait des dessins et… « quand je vais savoir écrire, quand je vais être plus grande, je vais t’envoyer plein de lettres ».

Elle quitta son ami, les larmes à l’œil, mais dans le taxi la source de ses larmes se tarit rapidement à l’approche de la fermette de Papy André et de Mamie Estelle. Elle sauta dans les bras de sa grand-mère presque aussitôt être descendue du taxi. Elle ne dit qu’un mot, un cri d’amour, de joie:

-MAMIE !

Elle sauta au cou de son aïeule en l’enlaça si fort que celle-ci dû se désenlacer un peu, sous peine d’être étouffée par tant de tendresse. Tout en toussotant, elle dit entre deux arrêts de toux:

- Ma chérie tu serres trop ! Mamie a de la difficulté à respirer.

- Mamie, je me suis trop ennuyée de toi et de papy André !

« Ah y’é où Papy », remarquant l’absence du vieil homme ?

- Ah! Papy est un peu souffrant, il est dans sa chambre.

Les larmes vinrent à l’enfant attristée de cette nouvelle.

« Je vais aller le soigner moi-même », de dire candidement la petite, sous le regard plein d’affection et d’amour de sa grand-mère, alors qu’une larme de joie naquit et vint couler sur son doux visage.

Annabelle monta les marches en courant vers la chambre de son grand-père alité.

Elle entra sans ménagement, en faisant claquer la porte, ce qui fit sursauté le vieil homme, sur le visage duquel, un grand sourire apparut tout à coup.

- Ah ! Mon petit rayon de miel en or -)

- Te voilà arrivée enfin !

Micheline arriva peu après, suivit de sa mère, toutes deux essoufflées de cette course effrénée, pour rejoindre l’enthousiaste Annabelle qui avec une joie remplie d’exubérance enfantine, sauta sur le lit pour aller câliner son aïeul.

- Va et voit ma petite chérie, Mamie a une surprise pour toi.

Celle-ci répondit: « Ah oui ! », en se retournant et entrebâilla la porte de la garde-robe pour y retrouver et y exhiber un ourson en peluche… Un étonnement, suivi d’un cri de joie s’exprima subitement:

« MON BOUBOU D’OURS D’AMOUR, que je t’avais dit que j’avais vu maman à la billetterie de la gare centrale et que j’ai essayé d’attraper par son bras quand il était sur le comptoir de la billetterie, avant qu’il ne disparaisse tout d’un coup.

« Notre Boubou », de s’écrier le grand-père; le même regard malicieux que le gamin de (1948-50) luisait dans ses yeux. Il se rappelait qu’il avait oublié lui aussi son Boubou, sur le comptoir de la billetterie de la gare centrale quand il était petit, lors d’une visite à Montréal, qu’il avait tiré de son côté sur le bras de l’ourson en peluche et avait eu de la difficulté aussi à le saisir, mais qu’après quelques instants d’effort il avait réussi à l’arracher à cette force qui le maintenait.

FIN

25 juin 2008

Deux Fleurs, deux sourires

Classé dans : Récit de randonnée du promeneur — Lou P. DeVille @ 18:00

 

Par ce frais et timide début d’été, lors d’une journée mi-ensoleillée, le loup se promenait quand même dans sa ville.

 

Aux abords d’un grand boulevard, cette artère principale qui porte le même nom que le majestueux fleuve tout près, le « Saint-Laurent », le loup, de son regard avisé, vit ces deux employées municipaux col bleu. L’une d’elle, était une rouquine aux cheveux de feu, et sa collègue, avait des cheveux d’un beau brun, et même si sa chevelure était attachée pour faciliter le travail, ses frisottis étaient tout de même apparents de même que l’abondance de toute sa chevelure.

 

Je lançai comme cela, à la volée:

 

- Tiens, deux jolies fleurs qui en arrosent et en entretiennent d’autres !

 

Un grand sourire chavira le cœur du loup. Un grand « Merci » lui fut adressé par l’une de ces deux fleurs col bleu, avec une gentille phrase en remerciement au LoupDeVille:

 

- Merci monsieur, de vos gentilles paroles, vous avez ensoleillé notre journée et c’est si agréable de se faire complimenter de la sorte au lieu de se faire crier par des passants ou des automobilistes, des critiques de macho ou des remarques déplacées.

 

Et c’est d’un cœur léger, que j’ai continué mon parcours d’entraînement en randonnée pédestre dans mon île.

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